Europe

Été, hiver ou mi-saison : quel moment choisir pour partir en Islande

Le 17 juin 2026 , mis à jour le 17 juin 2026
cascade de thjofafoss en islande

Choisir la meilleure période pour aller en Islande tient moins au calendrier qu’à votre tolérance au vent, à la foule, aux routes closes et aux nuits interminables.

Le charme du pays vient de cette part d’imprévu. Au fil des saisons islandaises, une cascade change de visage, une piste disparaît sous la neige, une plage noire s’illumine soudain, tandis que le climat changeant redistribue sans prévenir les cartes. Votre voyage en Islande se joue là, dans l’écart entre désir et réalité. Brutalement.

La réponse dépend surtout du voyage recherché

Aucune saison ne gagne pour tout le monde en Islande. Un road trip sur la Route 1, une randonnée dans les Hautes Terres, un séjour à Reykjavík ou une chasse aux aurores réclament des dates différentes. Vos attentes de voyage pèsent alors plus que le calendrier : durée du jour, accès aux pistes, ambiance recherchée et tolérance au froid dessinent le bon créneau.

La saison se juge aussi par la lumière naturelle, le budget sur place et les phénomènes naturels. Un itinéraire tourné vers les chutes d’eau en Islande se vit en été comme en hiver, mais pas avec la même route ni le même rythme. Quelques repères aident à trancher.

  • Fin mai à fin juillet pour les très longues journées.
  • Mi-juin à mi-septembre pour viser les routes F.
  • Fin août à début avril pour les aurores boréales.
  • Octobre à avril, hors fêtes, pour alléger les dépenses.

Le climat islandais impose de rester souple

Le climat islandais avance par à-coups, même lorsque la carte paraît rassurante. Sous influence océanique subarctique, la météo imprévisible mêle vent, averses, brouillard et éclaircies rapides. À 10 kilomètres d’écart, une plage peut rester dégagée pendant qu’un col reçoit neige ou pluie froide. Prévoir une étape courte garde du plaisir, surtout hors été.

À lire aussi :  Le Zingaro en Sicile promet criques sauvages et randonnées face à la mer

Les températures à Reykjavík restent modérées pour cette latitude grâce à l’Atlantique Nord : l’hiver oscille près de 0°C, tandis que juillet et août dépassent rarement 15°C en moyenne. Les précipitations régulières rythment l’année, avec des mois plus humides en automne et en hiver. Le tableau ci-dessous donne des repères pratiques pour préparer vêtements et étapes sans surcharge.

MoisTemp. min. moy.Temp. max. moy.Précipitations (mm)
Janvier-3°C3°C131
Février-3°C3°C129
Mars-2°C4°C120
Avril0°C6°C99
Mai4°C10°C90
Juin7°C13°C76
Juillet9°C14°C85
Août9°C14°C102
Septembre6°C11°C132
Octobre2°C7°C118
Novembre-1°C5°C120
Décembre-3°C4°C133

L’été attire pour la lumière, les routes ouvertes et la faune

De juin à août, l’Islande se révèle dans sa forme la plus accessible : températures moins rudes, sentiers dégagés, horaires élargis et lumière tardive. Cette période marque la haute saison touristique, avec plus de 250 000 visiteurs par mois en juillet et août. Sur les falaises, les macareux animent encore les colonies, tandis que les baleines apparaissent au large ; la faune islandaise donne alors une vraie profondeur au voyage.

Cette générosité estivale se paie. Les hébergements, les véhicules et les excursions affichent leurs tarifs les plus hauts, surtout autour de Reykjavík, du Cercle d’Or et de la côte sud. Les routes secondaires deviennent plus faciles à emprunter, mais les disponibilités fondent vite : des réservations anticipées, 3 à 6 mois avant le départ, laissent davantage de liberté.

Juin et juillet sous le soleil de minuit

Autour du 21 juin, Reykjavík connaît plus de 21 heures de jour, avec un lever vers 2h55 et un coucher vers 00h03. Le soleil de minuit ne produit pas une nuit blanche parfaite partout, mais il étire le crépuscule jusqu’à créer une clarté presque continue. Une cascade peut se visiter après le dîner, une plage de sable noir se photographier tard, sans la rudesse d’une obscurité complète.

À lire aussi :  Les 20 plus beaux châteaux d'Irlande

Cette lumière modifie profondément le rythme d’un road trip. Les longues journées permettent de répartir les étapes avec plus de souplesse, de viser les sites très fréquentés tôt ou tard, et de consacrer davantage de temps aux détours. Pour la photographie, juin et début juillet offrent des lumières rasantes durables, des ombres douces et des couleurs qui semblent rester suspendues.

Août pour les Hautes Terres et les pistes ouvertes

Août devient une fenêtre recherchée pour rejoindre les Hautes Terres, car les pistes ont généralement eu le temps de sécher. Les routes F ouvrent selon la neige, la fonte et l’état du terrain, en général entre mi-juin et mi-septembre. Leur accès demande un véhicule adapté, le plus souvent un 4×4, car les gués, les graviers et le vent imposent une vraie marge de sécurité.

Cette période permet aussi d’atteindre le Landmannalaugar, réputé pour ses montagnes de rhyolite, ses sources chaudes naturelles et le départ du trek du Laugavegur. Les marcheurs visent alors des itinéraires majeurs comme Laugavegur ou Fimmvörðuháls, avec des refuges à réserver très tôt. Même en août, une pluie forte ou une montée des eaux peut rendre une piste plus délicate en quelques heures.

Le printemps offre une Islande plus calme

En avril et en mai, l’Islande sort lentement de l’hiver, sans retrouver encore l’affluence estivale. Les champs de lave gardent des plaques blanches, les montagnes restent striées de neige et les villages respirent davantage, de Reykjavík aux fjords du Nord. La route semble moins pressée.

La météo garde un caractère vif, passant vite d’une lumière dorée à une averse froide, puis à un ciel clair. Cette saison intermédiaire demande un itinéraire souple. Avec la fonte des neiges, les rivières gonflent et les cascades puissantes donnent au Sud, au Cercle d’Or ou à Skógafoss une énergie brute. Les journées s’étirent, dépassant 17 heures de clarté fin mai, ce qui laisse le temps de rouler, marcher et s’arrêter sans courir.

Bon à savoir : les routes F des Hautes Terres ouvrent en général entre mi-juin et début juillet, selon l’enneigement.

Septembre et octobre forment un compromis très apprécié

Entre la fin de l’été et les premiers signes de l’hiver, l’Islande gagne une cadence plus respirable. Les grands arrêts du Sud, le Cercle d’or ou Jökulsárlón se visitent avec une affluence modérée, sans l’agitation des semaines les plus demandées. Les vols et hébergements affichent aussi des prix plus bas, surtout après la mi-septembre.

À lire aussi :  Visiter Paros en 3 jours : Créez des souvenirs inoubliables sur cette île grecque

La lumière décline, mais c’est précisément ce qui rend la période séduisante. Hors de Reykjavík, les nuits sombres rouvrent la porte aux aurores dès que le ciel se dégage. Entre averses, rafales et éclaircies franches, la météo d’automne demande de la souplesse, tout en restant compatible avec un road trip bien rythmé.

  • Des sites majeurs plus agréables à parcourir.
  • Un budget généralement plus doux qu’en plein été.
  • Un retour progressif des observations d’aurores.
  • Une lumière basse très favorable aux photos.

Septembre garde une part d’été

Septembre prolonge l’élan estival sans la densité de juillet-août. À Reykjavík, les moyennes tournent autour de 6°C à 11°C, avec des températures douces pour marcher, conduire et multiplier les étapes sans froid trop vif. Dans les Hautes Terres, certaines routes F restent parfois praticables en début de mois ; ces pistes encore ouvertes dépendent de la neige, des crues et des décisions locales de fermeture.

Octobre annonce l’ambiance hivernale

Octobre change la texture du voyage. Les journées raccourcissent, les routes demandent plus d’attention et les premières gelées peuvent blanchir les secteurs intérieurs au petit matin. Cette obscurité plus longue donne de vraies chances d’observer les aurores boréales, surtout loin des éclairages urbains. La glace reprend aussi sa place dans les sorties guidées, même si les grottes glaciaires se découvrent plutôt à partir de novembre.

Les couleurs d’automne changent les paysages

Entre septembre et octobre, les mousses, bouleaux nains et landes virent au jaune, au roux et à l’ocre. Ces paysages dorés donnent une profondeur nouvelle aux champs de lave, aux vallées et aux abords des cascades. La lumière basse allonge les ombres, les nuages sculptent le relief, et chaque halte photographique gagne une atmosphère plus intime, notamment à Þingvellir, Skógafoss ou près des lagunes glaciaires.

À lire aussi :  Caminito del Rey sans guide : Découvrez les secrets d'une aventure autonome

L’hiver convient aux aurores et aux paysages polaires

De novembre à mars, l’Islande ralentit et la nuit prend beaucoup de place. À Reykjavík, décembre offre seulement 4 à 5 heures de lumière par jour, avec des températures proches de -3°C à 4°C. Cette obscurité donne leur chance aux aurores boréales, visibles de fin août à début avril quand le ciel se dégage. Les excursions vers les grottes de glace du Vatnajökull ou du Mýrdalsjökull ajoutent une dimension minérale, presque irréelle.

  • Bulletin météo sur vedur.is avant chaque départ.
  • Prévision des aurores à croiser avec la couverture nuageuse.
  • Excursion guidée pour les glaciers et les cavités de glace.
  • Marge d’une journée si une tempête bloque un trajet.

La route rappelle vite que l’hiver islandais ne se traite pas comme un simple décor blanc. Les vents violents peuvent fermer un col en quelques minutes, tandis que les routes fermées touchent surtout les Hautes Terres et les axes exposés. Pour la conduite hivernale, les pneus neige sont obligatoires du 1er novembre au 14 avril, et un itinéraire souple évite bien des nuits tendues.

Le budget varie fortement selon la saison

L’été concentre la demande, et le coût du séjour grimpe dès que les réservations tardent. Depuis Paris, les tarifs des vols passent d’environ 150–250 € en basse saison à 300–600 € entre juin et août. Le même mouvement touche les prix des hébergements : une chambre double 2–3 étoiles tourne autour de 166–300 € par nuit en haute saison, contre 100–140 € hors pic.

Poste de dépenseHaute saison (juin–août)Basse saison (oct–avril)
Vol A/R depuis Paris300 – 600 €150 – 250 €
Hôtel (chambre double, 2–3 étoiles)166 – 300 €/nuit100 – 140 €/nuit
Location de van/camping-car150 – 250 $/jour50 – 75 $/jour
Auberge de jeunesse (chambre privée)140 – 210 €/nuit100 – 140 €/nuit

Le véhicule pèse lui aussi dans l’addition, surtout pour un van, un camping-car ou un 4×4 en hiver. Une location de véhicule peut coûter 150–250 $ par jour de juin à août, puis descendre vers 50–75 $ d’octobre à avril. Sur 7 jours, vols inclus, un voyage confortable approche 1 600 € en haute saison, contre 1 300 € hors pic ; les excursions guidées et bains géothermiques creusent l’écart.

À lire aussi :  Les meilleurs campings de la Costa Brava en bord de mer pour des vacances inoubliables en Espagne

Les phénomènes naturels dictent les dates

Certaines envies fixent mieux une date qu’un relevé de températures. Les aurores se cherchent de fin août à début avril, lorsque la nuit reprend ses droits. Le soleil de minuit, lui, colore les soirées de fin mai à fin juillet, avec un point haut autour du 21 juin. Ce calendrier naturel donne déjà le ton du séjour.

La faune et la glace ajoutent leurs propres rendez-vous. Les macareux moines nichent sur les falaises de mai à août, tandis que l’observation des baleines offre de belles sorties entre avril et octobre, surtout l’été. Les grottes glaciaires se visitent plutôt de novembre à mars, quand la glace gagne en stabilité. Pour les Hautes Terres et les pistes F, mi-juin à mi-septembre reste la fenêtre la plus recherchée.

À retenir : les aurores demandent des nuits sombres, les Hautes Terres réclament des pistes ouvertes.

Choisir son mois selon son rythme de voyage

Votre rythme de voyage tranche autant que la saison. Pour un road trip complet, juillet réunit les journées interminables, les routes ouvertes, les excursions nombreuses et l’accès le plus simple aux Hautes Terres. Cette richesse se paie par des tarifs élevés et des sites plus fréquentés. Septembre, plus doux dans l’ambiance, garde une part d’été, apporte des nuits propices aux aurores et laisse respirer l’itinéraire.

Les mois froids attirent un autre regard. Un séjour hivernal mise sur les contrastes, les plages noires sous la neige, les sources chaudes fumantes et les grottes de glace. Pour un voyage en famille, juin ou début juillet donne plus de lumière et de souplesse. La meilleure période pour aller en Islande dépend alors moins du calendrier que de votre façon d’avancer.

À lire aussi :  Week-end à Venise : Comment profiter au maximum de votre séjour dans la ville de l'amour

FAQ sur la meilleure période pour aller en Islande

Quelle est la meilleure période pour aller en Islande ?

La meilleure période pour aller en Islande dépend du voyage recherché. Pour un road trip complet, juin à août offre les journées les plus longues, une météo plus douce et l’accès aux Hautes Terres. Pour payer moins cher et éviter les foules, fin mai ou septembre représente un meilleur équilibre. Pour les aurores boréales, visez plutôt octobre à mars.

Quel est le meilleur mois pour visiter l’Islande avec moins de touristes ?

Septembre est un des meilleurs mois pour visiter l’Islande avec moins de touristes. Les températures restent correctes, les paysages prennent des couleurs d’automne et les premières aurores boréales peuvent apparaître. Les prix baissent après la haute saison, surtout à partir de la mi-septembre. Les routes principales restent accessibles, même si les pistes des Hautes Terres ferment progressivement.

Quand partir en Islande pour voir les aurores boréales ?

Les aurores boréales sont visibles en Islande de fin août à début avril, quand les nuits sont assez sombres. Les meilleures chances se situent entre octobre et mars, avec de longues nuits et une activité solaire parfois forte. Février et mars offrent un bon compromis, car les journées rallongent et les conditions de voyage deviennent un peu plus confortables.

Quand voir le soleil de minuit en Islande ?

Le soleil de minuit se découvre surtout de fin mai à fin juillet, avec un pic autour du 21 juin. À Reykjavík, la lumière dure plus de 21 heures au solstice, et le ciel ne devient presque pas noir. Cette période convient aux randonnées tardives, aux photos nocturnes lumineuses et aux itinéraires denses sans pression liée à la tombée du jour.

À lire aussi :  Les 16 plus beaux châteaux d'Allemagne à découvrir
Quelle est la période la moins chère pour voyager en Islande ?

La période la moins chère pour partir en Islande se situe entre octobre et avril, hors fêtes de fin d’année. Les vols, hébergements et locations de véhicules baissent nettement par rapport à l’été. Janvier, février et novembre affichent les tarifs les plus bas, mais la météo limite les déplacements et impose plus de souplesse dans l’itinéraire.

Peut-on faire le tour de l’Islande en hiver ?

Le tour de l’Islande en hiver reste possible via la Route 1, mais les conditions changent vite : vent violent, neige, verglas ou fermetures temporaires. Un 4×4 apporte plus de confort, sans remplacer la prudence. Pour un premier séjour hivernal, un circuit Reykjavík, Cercle d’Or, côte sud et lagunes glaciaires se prête mieux à un rythme sécurisé.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre commentaire sera révisé par les administrateurs si besoin.